
Un bonnet, c’est le cadeau qu’on croit facile jusqu’au moment de le choisir. Trop épais, il finit au fond d’un tiroir. Trop fin, il ne sert qu’en novembre. Et s’il gratte, il ne sortira jamais de son papier de soie.
Pour viser juste, mieux vaut regarder l’étiquette avant la couleur. La matière décide de presque tout : la chaleur, la douceur sur le front, la tenue après les lavages, et même l’allure qu’il donne à la silhouette. Choisir un bonnet pour homme qui ne gratte pas, en maille fine et à la coupe ajustée, c’est l’assurance d’une pièce qu’il portera aussi bien avec un manteau de ville qu’avec une parka le samedi matin, et pendant tout l’hiver.Pourquoi la matière compte-t-elle plus que la couleur ?
Un bonnet passe des heures collé au front, aux oreilles et à la nuque, des zones où la peau est fine et réagit vite. Une fibre rêche et c’est l’irritation assurée dès le deuxième trajet en métro. La matière joue aussi sur la thermorégulation. Les fibres naturelles retiennent l’air chaud tout en laissant la transpiration s’évacuer. Les synthétiques, elles, chauffent vite mais respirent mal : on a froid sur le quai, puis trop chaud dans le bus. Enfin, elle détermine la tenue dans le temps. Une maille de qualité garde sa forme, ne bouloche pas au bout de trois semaines et ne se détend pas au point de tomber sur les yeux. C’est la différence entre un bonnet qu’on porte une saison et un autre qu’on ressort chaque hiver.La laine mérinos, le choix sûr pour un premier bonnet
Si vous hésitez, partez sur le mérinos. Sa fibre est beaucoup plus fine que celle d’une laine classique, ce qui la rend douce même pour les peaux qui ne supportent pas « la laine qui pique ». Elle tient chaud sans épaisseur excessive et reste confortable quand il fait 8 degrés comme quand il en fait -2. Autre atout, elle absorbe l’humidité sans donner de sensation de froid et limite naturellement les odeurs. Pratique pour celui qui enchaîne vélo, bureau et terrasse dans la même journée. Côté style, une maille jersey ou côtes fines en mérinos a un rendu net, presque habillé. Elle se marie bien avec un caban marine ou un manteau droit en drap de laine, sans faire « tenue de ski ».Cachemire, alpaga ou mohair, quand le cadeau devient plus précieux
Le cachemire, pour la douceur absolue
C’est le bonnet qu’on offre pour marquer le coup. Très léger, d’une douceur incomparable, le cachemire isole remarquablement bien pour son poids. Sa contrepartie, une certaine fragilité. Il bouloche plus facilement aux zones de frottement, surtout sur les premières sorties. Un mélange laine et cachemire offre un bon compromis entre douceur et résistance.L’alpaga, plus chaud qu’on ne le croit
Sa fibre est creuse, ce qui lui permet d’emprisonner davantage d’air. Résultat, un bonnet en alpaga tient souvent plus chaud qu’un mérinos de même épaisseur. Il a ce petit aspect légèrement duveteux qui donne du relief à une tenue sobre. Idéal pour un homme qui a toujours froid aux oreilles.Le mohair, pour un effet plus mode
Le mohair apporte un aspect vaporeux, très présent dans les tendances de la saison. On le trouve rarement seul, plutôt associé à de la laine pour gagner en tenue. À réserver à celui qui aime les pièces avec un peu de caractère.Faut-il écarter le coton et les fibres synthétiques ?
Pas forcément. Le coton est agréable, ne gratte pas et convient bien à la mi-saison ou aux hivers doux. En revanche, il retient l’humidité et refroidit vite sous la pluie. Pour un bonnet d’automne porté en ville, il fait très bien l’affaire. L’acrylique a mauvaise presse, parfois à raison. Seul, il respire peu et peut boulocher vite. Mélangé à de la laine, il devient intéressant : il apporte de la solidité, facilite l’entretien et garde un prix accessible. Un bonnet composé d’au moins 30 à 50 % de laine reste un bon choix pour un usage quotidien. Pensez aussi à la doublure. Une bande intérieure en polaire ou en coton sur le pourtour du front rend un bonnet en laine plus confortable pour les peaux sensibles et ajoute une couche de chaleur bienvenue sur les oreilles.Quelle maille et quelle coupe selon son style ?
Une fois la matière choisie, reste à trouver la forme qui lui ressemble. La maille côtelée, avec ses rayures verticales, est la plus polyvalente. Elle s’ajuste bien à la tête et se porte avec ou sans revers. Le bonnet à revers, justement, est un classique de la silhouette casual. Rabattu bas, il protège bien les oreilles. Porté un peu plus haut, il prend un air de docker qui va bien aux visages fins. Les mailles plus épaisses, torsadées ou point de riz, ont un côté chaleureux et outdoor, parfaites pour le week-end. Pour celui qui a un style très urbain, un bonnet court en jersey fin, sans pompon, reste le plus sobre. Des enseignes de mode masculine comme Celio proposent d’ailleurs des modèles côtelés, à revers ou en maille plus épaisse, ce qui permet de choisir selon l’usage plutôt que de se contenter d’un modèle unique. Côté couleurs, les teintes neutres restent les plus faciles à porter : anthracite, marine, écru, camel ou vert kaki. Elles s’accordent avec la plupart des manteaux et laissent la matière s’exprimer.Comment l’associer à ses tenues d’hiver ?
Pour le bureau, un bonnet en mérinos gris chiné accompagne très bien un manteau droit camel, un pull col roulé et un pantalon chino. La maille fine évite l’effet décontracté qui jurerait avec une tenue plus soignée. Le week-end, on peut jouer la superposition. Une doudoune sans manches sur un sweat à capuche, un jean brut et un bonnet côtelé écru à revers. La capuche du sweat sort par-dessus le col, le bonnet reste visible, la silhouette gagne en profondeur. Par temps de pluie, la parka imperméable s’impose. Un bonnet en laine mélangée se glisse sous la capuche sans faire de bosse, à condition de choisir une maille pas trop épaisse. Et pour un dîner, un bonnet en cachemire marine sur un caban avec une chemise en flanelle fait toujours son effet. Une règle simple : faire écho à une couleur déjà présente dans la tenue, une écharpe, des chaussures ou le pull, plutôt que d’ajouter une teinte de plus.Comment l’entretenir pour qu’il dure plusieurs hivers ?
La laine et le cachemire n’aiment ni l’eau chaude ni la machine à pleine vitesse. Le mieux reste un lavage à la main à 30 degrés maximum, avec une lessive spéciale laine. On presse doucement, sans frotter ni tordre. Le séchage compte autant que le lavage. Un bonnet en maille se fait sécher à plat sur une serviette, loin du radiateur, en lui redonnant sa forme à la main. Suspendu, il s’allonge et perd sa coupe. Pas besoin de le laver souvent. La laine se régénère à l’air libre, une nuit près d’une fenêtre ouverte suffit souvent. Pour les bouloches, un peigne à laine ou un rasoir anti-peluches en vient à bout en quelques passages. Et hors saison, on le range propre, plié, avec un sachet de lavande ou un bloc de cèdre contre les mites. Un détail à glisser avec le cadeau : quelques mots sur l’entretien. Il y a fort à parier qu’il n’aurait pas pensé à regarder l’étiquette.Alors, quel bonnet choisir pour lui ?
Pour un cadeau sans risque, le mérinos en maille côtelée et dans une teinte neutre coche presque toutes les cases. Pour faire plaisir à un frileux, l’alpaga. Pour un geste plus marquant, le cachemire ou un mélange laine et cachemire. Et pour un usage d’automne en ville, un coton ou une laine mélangée suffira largement. Dans tous les cas, prenez le temps de toucher la maille et de lire la composition. Un bonnet doux, bien coupé et facile à associer, c’est un bonnet qu’il portera vraiment et pas seulement pour vous faire plaisir.Article en collaboration avec Celio
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